Comment intégrer le sport quand on manque déjà d’énergie ?
C’est souvent la première objection : “Je suis déjà épuisée, comment trouver la force de faire du sport ?” Et c’est compréhensible. L’idée n’est pas de se transformer du jour au lendemain en marathonienne, mais d’adopter une démarche progressive.
Commencer petit, c’est la clé. Dix à quinze minutes d’activité douce, trois fois par semaine, constituent un point de départ réaliste. Marche rapide, vélo d’appartement, natation, danse chez soi : l’essentiel est de choisir une activité qui procure un minimum de plaisir afin de favoriser la régularité.
Ensuite, s’entourer peut faire la différence. S’inscrire à un cours collectif, faire appel à un coach sportif diplômé d’État ou utiliser une application ou un bracelet connecté pour suivre ses progrès peut renforcer la motivation. Certains professionnels de santé plaident d’ailleurs pour que ces programmes soient mieux intégrés dans les parcours de soins, avec un accompagnement adapté.
Enfin, fixez-vous des objectifs réalistes et progressifs. Noter ses séances dans un agenda, célébrer chaque petite victoire et accepter les jours “sans” sans culpabiliser participent à installer une dynamique positive. La régularité prime toujours sur l’intensité.
Vers une nouvelle façon de prendre soin de sa santé mentale
Le message du Dr Nicholas Fabiano ne vise pas à opposer médicaments et activité physique, mais à élargir la palette des solutions. Pour certaines personnes, l’exercice peut compléter un suivi thérapeutique ; pour d’autres, il peut constituer un premier pas vers un mieux-être durable.
Dans une société où tout va vite, remettre le corps en mouvement peut devenir un acte puissant de reconnexion à soi. Comme une bouffée d’air frais après une journée trop longue, l’activité physique rappelle que notre corps et notre esprit sont intimement liés.
Et si, finalement, enfiler ses baskets devenait le premier geste d’amour envers soi-même, au service de sa santé mentale et d’un véritable mieux-être durable ?